Les feuilles mortes - Oktober

 
Oktober - © Alfred Rhomberg
 

Bilder des Absterbens nehmen überhand -

Zeit für eine Bilanz des Jahres, des Lebens…

gab es etwas vor diesem Oktober?

Gestern – ja, vorgestern vielleicht…

und davor? Ich muss nachdenken –

je mehr ich mich zu erinnern versuche,

desto schönere Bilder drängen sich in mein Jetztsein…

doch was nützen schöne Bilder diesem „Jetzt“,

da sie so lang schon vergangen sind und mir nicht mehr gehören –

außer irgendeinem biochemischen Muster in meinem Gehirn.

Einige Bilder hatte ich als Foto aufbewahrt - sie machen Lust,

noch einmal von vorne anzufangen, 

und dann fragen mich „Les feuilles mortes“:

wozu?

 

(AR, 2.10.2015)

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Der obenstehende, nicht sehr optimistische Text entstand während des Anhörens des Chansons „Les feuilles mortes“ (Text: Jacqes Prévert, 1900-1977, gesungen von Ives Montand, 1921-1991). Es gibt Aufnahmen des jüngeren Ives Montand und novh besseren Stimme. Hier wurde nachfolgend bewusst zunächst eine Version des gealterten Montand ausgewählt, weil hier die Stimmung des Textes inhaltlich besser zum Ausdruck kommt und danach eine Fassung des jüngeren Montand wegen seiner unvergleichlichen Stimme (man sollte den Reklamevorspann jeweils sofort wegklicken). Und dann eine andere Version, gesungen von Juliette Gréco, die beweist, dass der Text von Prévert geschlechtsunspezifisch ist (wie das gute Lyrik eigentlich sein sollte!). Die Lyrik von Jacqes Prévert ist - ebenso wie diejenige von Charles Trenet (Douce France), so schön, dass ich mich stets frage, warum unsere Zeit keine Chansons dieser Qualität mehr zustande bringt. Ich kenne leider nur sehr schlechte Deutschübersetzungen des Prévert-Textes, aber wie so oft, lässt sich Lyrik nur schwer stimmig übersetzen.

 

https://www.youtube.com/watch?v=kLlBOmDpn1s (Ives Montand)

 

https://www.youtube.com/watch?v=Xo1C6E7jbPw (Ives Montand)

 

https://www.youtube.com/watch?v=n9Sfx3c7fR0 (Juliette Gréco)

 

Text

Jacqes Prévert « Les Feuilles Mortes »

 

Oh, je voudais tant que tu te souviennes 
Des jours heureux où nous étions amis 
En ce temps-là la vie était plus belle 
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi.

Et le vent du Nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois je n'ai pas oublié,
La chanson que tu me chantais...

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi,
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie.

Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie?
En ce temps-là la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets.
Et la chanson que tu chantais,
Toujours, toujours je l'entendrai.

C'est une chanson qui nous ressemble,
Toi tu m'aimais, moi je t'aimais
Et nous vivions, tous deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

C'est une chanson qui nous ressemble,
Toi tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis

 

(2.10.2015)

 

 

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